Rosier : entretien, arrosage et plantation

La mode impose sa loi, même aux plantes. Mais le rosier, lui, la défie ! C’est un grand classique, toujours en vogue depuis deux mille ans. Quelle plante dit mieux ? Aucune. Pourquoi cette passion ? La réponse se trouve dans la beauté de la fleur. Une rose au coloris délicat, saupoudrée de rosée, avec souvent un parfum exquis, a tout pour séduire. Et tous l’ont été. Aujourd’hui, les raisons d’aimer et de cultiver des rosiers sont bien plus nombreuses qu’autrefois. Voici le guide complet pour réussir la culture de vos rosiers.

Rosiers
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De quoi est composé un rosier ?

Savez-vous, d'abord, de quoi est « composé » un rosier ? C'est un arbuste, avec des racines, des tiges épineuses, des feuilles caduques et des fleurs, les roses, diversement colorées et parfumées... C'est aussi une plante de bonne composition, pourvu qu'elle soit correctement soignée. Et pour cela, il est essentiel de bien la connaître.

Voici donc sa radioscopie, de la racine à la fleur :

Schema Rosier
  1. Bourrelet de greffe ;
  2. Porte-greffe sauvage, sur lequel on a greffé la variété choisie ;
  3. Racine principale ;
  4. Collet du rosier (limite entre les racines souterraines et les tiges aériennes) ;
  5. Racine secondaire ;
  6. Variété greffée ;
  7. Feuille composée de cinq petites feuilles (ou folioles) ;
  8. Tige ;
  9. Aiguillon (ou épine) ;
  10. Fruits (ou cynorrhodons), apparaissant lorsqu'on ne supprime pas les fleurs fanées ;
  11. Queue (ou pédoncule) de la rose ;
  12. Sépales de ta rose ;
  13. Bouton floral ;
  14. Pétales de la rose ;
  15. Pistil étamines ;
  16. Bourgeon (ou œil), situé à l'aisselle d'une feuille ;
  17. Rameau d'un an ;
  18. Bourgeon terminal.

Comment entretenir vos rosiers ?

Bien planté dans une terre riche, bien taillé, le rosier pousse sans si on lui prodigue en outre quelques soins supplémentaires, les mêmes d'ailleurs qu'à la plupart des plantes d'agrément :

  • arrosage en cas de chaleur,
  • suppression systématique roses fanes,
  • suppression des gourmands,
  • éboutonnage pour avoir de plus belles fleurs,
  • apports d'engrais,
  • désherbage,
  • protection contre le froid,
  • les insectes et les maladies,
  • paillage du sol...

Comment arroser votre rosier ?

femme qui arrose ses rosiers
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Le rosier, en raison de son profond enracinement, se débrouille seul et puise dans le sol l'eau dont il a besoin. Un arrosage est néanmoins nécessaire pour les rosiers nouvellement plantés, ainsi qu'en cas de sécheresse.

Par temps sec et chaud, versez pour chaque rosier un arrosoir de 10 litres ou l'équivalent si vous utilisez un tuyau d'arrosage.

À faire :

  • Ne l'effectuez jamais durant les heures chaudes de la journée. D'abord parce que, l'eau s'évaporant, cela ne sert strictement à rien ! Ensuite parce que, cette eau faisant loupe sur le feuillage, il y a des risques de brûlures.
  • Il est inutile de distribuer de l'eau par-ci, par-là dans vos massifs de rosiers: arrosez chaque arbuste, consciencieusement, tranquillement, car c'est le meilleur moyen de ne pas gaspiller à la fois l'eau... et votre temps. L'été, le soir entre 18 et 22 heures. Au printemps, jusqu'au 15 mai plus précisément, faites-le le matin pour éviter les refroidissements nocturnes.

À ne pas faire :

  • L'arrosage superficiel, qui profite plus aux mauvaises herbes qu'aux rosiers. De plus, il favorise le développement de radicelles superficielles qui, en cas de sécheresse plus longue ou plus intense, seraient incapables d'aller chercher l'eau en profondeur ; le rosier risquerait alors de se dessécher.
  • L'eau sur le feuillage. Le rosier est une plante sensible aux maladies cryptogamiques (dues à champignons), qui se développent surtout avec la chaleur et l'humidité. En mouillant le feuillage, particulièrement en été et en automne, vous favorisez l'apparition de ces maladies.

Le paillage du rosier

Voici un usage paradoxal de la paille, puisqu'elle sert ici à économiser l'eau ! Le paillage ou paillis, connu également sous le nom anglais de mulching, consiste à épandre sur le sol une couche de paille pour limiter la prolifération des mauvaises herbes et éviter l'évaporation de l'humidité contenue dans le sol.

En fait, la paille a fait long feu, puisqu'elle est aujourd'hui remplacée avantageusement par la tourbe. Épandez celle-ci au pied des rosiers, à la surface des massifs, mais faites-la au préalable tremper dans un seau car elle s'imbibe difficilement. A l'automne, en bêchant, vous incorporez cette tourbe au sol, ce qui améliorera sa texture. Autre qualité de ce « paillis tourbeux » : il évite l'apparition d'une maladie, la chlorose, ou du moins la limite.

L'épaisseur du paillis est de 5 cm environ. Vous pourrez aussi le constituer avec les matériaux suivants, moins intéressants toutefois que la tourbe :

  • aiguilles de sapin ;
  • déchets de tonte de gazon (non traité au désherbant bien sûr) ;
  • sciure de bois (très utilisée au Canada et assez esthétique) ;
  • mousses ou sphaignes des bois ;
  • fumier bien décomposé (excellent, mais nauséabond par temps chaud et peu élégant !) ;
  • film plastique noir (une bonne solution mais trop voyante pour les variétés plantées en massifs).

Mettez absolument en place ce paillis, car il évite de nombreux arrosages. Meilleure époque : mai-juin selon les régions.

Le binage du rosier

Est-il besoin de rappeler ce vieux dicton paysan : « un binage vaut deux arrosages » ? Le but de cette opération, à réaliser en jouant de votre binette, est de supprimer les mauvaises herbes et de casser la croûte superficielle du sol.

Les mauvaises herbes ne risquent plus de pomper l'eau au détriment des rosiers ; de plus, en arrosant, après un bon binage, l'eau pénètre mieux jusqu'aux racines... En humidifiant un sol non biné, l'eau reste en surface, s'évapore presque aussitôt, et n'a donc pas le temps de profiter au système radiculaire des rosiers.

À quelle exposition planter le rosier ?

Le rosier ne fleurit qu'au soleil, à la rigueur à exposition légèrement ombragée. Il lui faut en effet beaucoup de soleil et de l'air.

Inutile donc de planter sous des grands arbres ou bien au nord ; le rosier végète très mal, vit peu de temps et surtout, ne fleurit pas : à peine consent-il à épanouir une vilaine petite rose.

L'exposition idéale ? Sud et ouest ; l'est peut convenir s'il y a suffisamment de lumière (et à condition de choisir des variétés particulièrement résistantes à l'oïdium, maladie se développant à l'humidité et recouvrant la plante d'un feutrage blanc, voir plus bas).

A éviter aussi : le vent, qui endommage la floraison ; un mur blanc, plein sud, devant lequel certaines variétés fanent vite, et dont les fleurs grillent même avant de s'épanouir (c'est le cas notamment de la fameuse « Sissi rose presque bleue, qui penche de la fleur dès qu'elle a trop chaud).

L'air. Si le rosier est étouffé par d'autres végétaux, il risque de manquer d'air. Il va avoir des difficultés de croissance et, mal portant, sera beaucoup plus sensible aux maladies et aux attaques de parasites.

À lire aussi : La taille des rosiers

Maladies et nuisibles du rosier

Le rosier est particulièrement sensible aux maladies et ravageurs ! Pour en savoir plus, rendez-vous sur cette page qui traite des maladies des rosiers.

Rosier : Dans quelle terre planter ?

Le rosier a beau avoir la réputation de ne pas être exigeant, il est néanmoins plus vigoureux, plus florifère et plus résistant aux maladies lorsqu'il vit dans une bonne terre de jardin riche et pas trop calcaire.

Planter Rosier
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Comment reconnaître la terre idéale ?

Évitez de vous fier à votre simple flair, surtout si les rosiers des jardins voisins végètent avec difficulté. Faites plutôt analyser un échantillon de votre terre ou procédez vous-même à cette petite analyse, grâce à une trousse vendue dans le commerce et contenant le matériel nécessaire.

Cette analyse vous permettra de connaître le pH de votre sol et de constater s'il est compatible avec les goûts du rosier (pH neutre ou très légèrement acide, entre 6,5 et 7,2).

Qu'est-ce que le pH ? C'est le taux d'acidité du sol, déterminé par la quantité d'hydrogène actif, autrement dit par le Potentiel Hydrogène, plus connu sous les initiales pH.

La grande majorité des plantes vivent dans une terre dont le pH oscille entre 6 et 7. Au-dessous de 6, le sol est acide ; entre 6 et 7 il est neutre, et calcaire au-dessus de 7.

  • Terre très acide : pH entre 4 et 4,9.
  • Terre humifère : entre 5 et 6,4.
  • Terre normale : entre 6,5 et 7,5.
  • Terre alcaline (ou calcaire) : au-dessus de 7,5.

Que faire avec une terre très acide ?

Riche en humus et légère, donc facile à bêcher, cette terre ne convient pourtant pas aux rosiers qui redoutent son acidité importante. Vous corrigerez par des apports de chaux, mais allez-y prudemment ! Vous devez épandre cette chaux après un labour ou un bêchage, puis l'enfouir par un griffage et un ratissage.

Et une terre très calcaire ?

Blanchâtre, en raison de la présence de craie en surface, la terre calcaire peut aussi être de couleur sombre. Prenez-en une poignée dans la main et essayez d'en pétrir une boule : celle-ci ne reste pas en forme et s'effrite.

Pour améliorer une terre trop calcaire en vue d'y planter des rosiers, ajoutez de la tourbe et de la terre de bruyère, avec du terreau de feuilles (ces trois matériaux sont acides).

En cours de végétation, le rosier risque de se retrouver en contact avec le calcaire. Sa riposte est immédiate : ses feuilles jaunissent et pâlissent, seules les nervures restent vertes. C'est une maladie de carence, la chlorose, facilement enrayée par un apport de fer (il existe d'ailleurs dans le commerce des produits spéciaux contre la chlorose, à base d'un chélate de fer).

Dès les premiers symptômes, il vous suffit d'arroser les rosiers atteints avec ce produit correctement dilué selon les prescriptions du fabricant.

Autre procédé, préventif cette fois : faites autour de chaque rosier une tranchée circulaire, pas trop profonde pour ne pas endommager les racines, et remplissez-la de tourbe et de terre de bruyère. Ces deux matériaux neutraliseront l'excès de calcaire.

Notre conseil : un apport de sulfate de fer au pied de chaque rosier, en de printemps (une poignée par arbuste).

Une terre très lourde ?

C'est en fait l'argile, terre forte, compacte, collante... Elle adhère partout - aux pieds, aux mains, aux outils... et ne facilite vraiment pas les travaux de jardinage.

Prenez-en une poignée et façonnez-en une boule, puis mettez celle-ci dans l'eau : la boule est toujours intacte une demi-heure après. Si votre terre est très lourde, pensez à mettre une couche drainante au fond des trous de plantation. Ajoutez du sable, en plus ou moins grandes quantités selon la compacité de la terre.

Notre conseil : Pour éviter que les racines ne s'asphyxient dans un sol trop compact : une fois le trou creusé, perforez le fond de ce dernier avec un manche tous les 5 cm environ, et mettez dans chaque trou du sable grossier.

Une terre sableuse ?

Le plaisir d'une telle terre est qu'elle se travaille et se bêche très facilement.

Mais il y a le revers de la médaille : l'eau s'y écoule rapidement sans avoir le temps d'abreuver les racines. Inconvénient identique avec les engrais qui sont trop vite lessivés et entraînés dans le sous-sol, hors de portée des racines.

Notre conseil : ajoutez de l'argile et de la tourbe pour donner un peu de tenue à cette terre sableuse.

Comment préparer le sol ?

Un sol bien préparé fait un bon rosier. Vous devez donc bien bêcher le terrain avant toute plantation.

Dans un jardin qui n'a jamais été cultivé, prenez votre courage à deux mains et bêchez deux fois plus profond (deux hauteurs de bêche, soit environ 50/60 cm). Les racines des rosiers, en trouvant une terre bien ameublie, se développeront plus aisément, contribuant ainsi à la bonne santé des arbustes.

Dans un jardin entretenu, faites un labour normal, à un fer de bêche.

Lors du bêchage, soyez très consciencieux et retirez systématiquement tous les débris végétaux et racines de mauvaises herbes, particulièrement celles du pissenlit, du liseron (n'en laissez pas de petits morceaux...).

Ce sont de véritables boutures qui redonnent de nouvelles plantes), de l'oseille sauvage, du chiendent, de l'ortie, etc.

Notre conseil : N'oubliez pas les amendements éventuels pour obtenir une terre neutre ; le drainage pour éviter l'asphyxie des racines en sol lourd, argileux...

Comment enrichir la terre ?

Une plante bien nourrie est toujours plus robuste, plus belle. Un rosier qui dispose d'une terre riche en éléments nutritifs fleurit donc mieux et vit plus longtemps.

Bannissez les engrais chimiques... et jetez votre dévolu sur les matières organiques (compost, fumier, humus...). Dans tous les cas, il faut que ces matières soient parfaitement décomposées pour empêcher la pourriture des racines.

Voici votre plan de fertilisation, à mettre en œuvre au moment de la plantation, et plus précisément lors du bêchage :

  • Sol normal : 10 kg de fumier au m2, ou l'équivalent de fumier en granulés ou en poudre.
  • Sol calcaire : 5 à 10 kg de terreau et de tourbe au m2.
  • Sol acide : 200 g de chaux éteinte, de préférence en poudre (toujours au m2).
  • Sol lourd : une demi-brouette de sable de rivière par rn2.

Indispensable : la tourbe qui augmente la rétention d'eau, sauf, bien sûr dans les terres gorgées d'humidité.

Pour obtenir de meilleurs résultats, vous devez prévoir une fumure moitié organique, moitié minérale : les deux, en effet, sont complémentaires, puisque l'humus permet à la terre de mieux fixer les engrais chimiques, donc de mieux les assimiler.

A préférer : les engrais spécialement conçus pour les rosiers, et qui renferment les trois éléments de base (azote, phosphate et potasse).

Un bon engrais rosier doit en principe contenir de 5 à 10 % d'azote (représenté sur l'emballage par la lettre N) 9 à 15 % d'acide phosphorique ou phosphate (symbolisé par ia lettre P) et 6 à 10 % de potasse (initiale K).

L'azote favorise le développement des tiges et des feuilles ; c'est un engrais rapide, précieux pour la pousse des légumes feuilles et du gazon. Aussi, sa haute teneur n'est-elle pas essentielle pour le rosier. Plus un engrais rosier est riche en azote plus son action est rapide.

Le phosphate, lui, est déterminant pour le rosier, puisqu'il agit sur le système radiculaire et sur la floraison dont il régularise l'épanouissement.

La potasse, essentielle pour les fruits et les légumes, pour le rosier, un rôle également primordial, puisqu'elle accroît la résistance au froid et aux maladies.

Les oligoéléments. Il ne faut pas les oublier non plus. Pour le rosier, les plus importants sont le fer, qui empêche la chlorose en sol calcaire, et la magnésie dont la principale qualité, en matière de rose, est d'aviver la couleur des fleurs.

Quand fertiliser le rosier ?

Au moment de la plantation, lors du bêchage. Chaque automne, apportez une fumure en l'enfouissant à 30 cm ; un bon mélange consiste en un kilo de fumier décomposé (poudre ou granulé) et 100 g d'engrais rosier au rn2.

Attention : Respectez les doses prescrites sur les emballages et ne soyez pas trop généreux avec les engrais naturels : le rosier est une plante sensible aux fumures organiques.

Jamais d'excès. Pêchez plutôt par manque. Le rosier se débrouillera tout seul et puisera dans le sol les éléments nécessaires à sa bonne croissance ; s'il ne les trouve pas, il vous le fera savoir en affectant une mauvaise mine. Il sera alors temps d'effectuer les apports d'engrais nécessaires...

Chaque printemps, donnez un coup de fouet à la végétation, en la stimulant par un engrais rosier (environ 50 g au m2), enfoui après un griffage.

Mortel : l'engrais à sec. Au printemps et en automne, le sol est généralement bien humide. Vous pouvez donc faire des apports d'engrais sans craindre des brûlures des racines. En revanche, si vous les effectuez par temps sec, arrosez bien le sol avant, afin de prévenir tout risque de brûlure des racines.

Quand planter votre rosier ?

De novembre à avril

Sol Planter Rosier
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Le rosier est généralement vendu à racines nues, c'est-à-dire qu'il ne peut être planté que durant la période de repos de la végétation, qui s'étend traditionnellement de novembre à mars.

Toutefois, depuis que les rosiers sont conservés par les pépiniéristes dans des entrepôts frigorifiques, pour ralentir et même stopper leur végétation, il est possible de planter jusqu’à fin avril. Bien entendu, plus la plantation est tardive, plus la floraison l'est aussi.

Jamais par temps de gel ! Vous avez peut-être commandé vos rosiers par correspondance et vous recevez ceux-ci alors qu'il gèle à pierre fendre : le sol est dur, impossible à travailler. Pour deux ou trois jours, vous pouvez laisser le colis tel quel. Ouvrez-le si votre curiosité vous démange, et refermez-le aussitôt pour que les racines ne se dessèchent pas. Placez-le dans un endroit non chauffé mais où il ne gèle pas.

Si te mauvais temps persiste, défaites l'emballage et entreposez les rosiers dans un local non chauffé mais à l'abri des gelées. Humidifiez légèrement les racines et recouvrez-les de tourbe, de feuilles mortes, de sciure, de sacs en toile de jute... Vos rosiers pourront attendre un temps plus clément.

Si vous n'avez pas le temps... Vos rosiers arrivent dans leur colis... Il fait beau mais, pour une quelconque raison, vous devez surseoir à leur plantation. Pour deux ou trois jours, il vous suffit de placer le colis, comme précédemment indiqué, dans une pièce non chauffée, à l'abri du gel (une cave par exemple).

Pour une attente plus longue. Mettez vos rosiers en jauge. Dans un coin du jardin, par exemple devant un mur ou une haie, ouvrez une tranchée en V et couchez-y côte à côte les rosiers, en enterrant le maximum des racines ; recouvrez de terre et de feuilles mortes, ou de tourbe.

Vos rosiers sont « en jauge et peuvent ainsi attendre votre bon vouloir, ou celui de la météo ; même s'il gèle fort, ils ne craindront rien. Pour plus de sécurité, ajoutez un film plastique à votre protection.

Toute l'année

Grâce aux conteneurs, vous pourrez planter toute l'année, même en plein mois d'août.

La culture en conteneur est une technique spéciale : la plante, dès son plus jeune âge, est habituée à vivre dans un pot, généralement en plastique de couleur noire. Il suffit de retirer le récipient, sans casser la motte de terre qui emprisonne ses racines, de planter le rosier et de bien l'arroser ensuite au moins pendant trois semaines consécutives : c'est la condition essentielle à une bonne reprise, même en plein été.

Inconvénients : le choix des variétés commercialisées en conteneur est restreint, et celles-ci coûtent au moins deux fois plus cher.

Comment planter votre rosier ?

Vous avez bien préparé le sol, c'est-à- dire que vous l'avez nettoyé, bêché et éventuellement enrichi. Passez maintenant à la plantation proprement dite.

  • 1. Préparez le rosier. Les professionnels parlent de l'habiller, alors qu'en fait il s'agit d'un déshabillage ! En effet cet « habillage » consiste à rafraîchir la plante, en raccourcissant au sécateur les tiges et les racines.
    • Tiges. Taillez-les à 20/30 cm pour un rosier buisson ; 60/70 cm pour un grimpant, un arbuste, un rosier pleureur.
    • Racines. Rafraîchissez-les simplement, en les raccourcissant d'un ou deux centimètres.
Attention : L'habillage, qui doit être pratiqué avec un sécateur en bon état, parfaitement affûté, n'a rien à voir avec la taille, dont nous parlerons plus loin.

  • 2. Égalisez bien les branches, supprimez toutes les brindilles cassées ou chétives : le rosier est prêt à être planté.
  • 3. Pralinez ensuite le rosier. C'est une opération facultative, mais que nous vous recommandons vivement car elle augmente les chances de reprise.

Le « pralinage » consiste à tremper les racines dans un seau contenant une boue épaisse, faite d'eau, de terre argileuse et d'une solution du commerce (spéciale pour pralinage) ou bien d'hormones d'enracinement (poudre blanche, également vendue dans le commerce).

Plongez les racines dans cette boue, et tournez-les pour qu'elles s'enrobent bien, puis plantez.

NB : Jadis, en guise d’hormones, on utilisait de la bouse de vache ou du purin...

  • 4. Ouvrez le trou de plantation (cette opération peut être effectuée avant l'habillage et le pralinage, et même quelques jours au préalable). Creusez le trou à la bêche carrée, au louchet pour employer le jargon des professionnels ; prévoyez une profondeur de 30 à 50 cm pour un rosier à massif, 50/60 cm pour un grimpant. Pour plusieurs rosiers, creusez une tranchée.
  • 5. Vérifiez la bonne profondeur du trou : il faut que le bourrelet de greffe soit au niveau du sol. Posez un bâton en travers du trou, pour vérifier la bonne profondeur. Si le bourrelet de greffe est trop enterré, le rosier risque de redevenir sauvage ; s'il ne l'est pas assez, la greffe peut se dessécher, et le rosier mourir (seul survivra l'églantier porte-greffe).
  • 6. Au fond du trou, faites un petit monticule de bonne terre fine, avec un peu de terreau, et installez sur ce dôme les racines, en prenant soin de bien les étaler en douceur. Comblez avec de la terre fine, ou de la terre de jardin mélangée à de la tourbe. Tenez le rosier d'une main gantée pour être assuré qu'il ne s'enfonce pas trop.
  • 7. Avec un morceau de bois, « touillez » la terre, comme s'il s'agissait d'une salade ! But de l'opération : faire tomber la terre entre les racines.

NB : N'utilisez jamais d'outils en fer, pour ne pas meurtrir le système radiculaire.

  • 8. Remettez de la terre s'il le faut et tassez avec vos pieds, en appuyant bien avec les talons.
  • 9. Arrosez copieusement au goulot, pour combler les vides éventuels dans le trou de plantation, ce qui compromettrait grandement la reprise.
  • 10. Formez tout autour de l'arbuste une cuvette d'arrosage, profonde d'un à deux centimètres : par la suite, elle retiendra l'eau d'arrosage qui sera ainsi concentrée vers les racines.
  • 11. Si vous plantez avant l'hiver et craignez ses rigueurs, buttez le rosier quelques heures après sa plantation, de préférence avec de la tourbe, car ce matériau reste sec même lorsque l'hiver est humide. Faites de même en cas de plantation tardive en avril, pour éviter le dessèchement éventuel du rosier.

Planter les rosiers tiges et pleureurs

Le rosier tige a un tronc fragile et réclame l'appui d'un tuteur. Ce dernier peut être en châtaignier (bois le plus imputrescible), en bambou ou en métal (peint en vert foncé). Enfoncez ce tuteur au moment de la plantation, d'au moins 30 cm. Faites-le descendre avec une masse, pour qu'il soit solidement implanté.

L'extrémité du tuteur doit arriver à la hauteur de la touffe des tiges, c'est-à-dire au niveau de la greffe. Fixez-le avec des attaches en plastique, et protégez le tronc des ligatures par la pose de petits morceaux de caoutchouc, aussi peu visibles que possible. Installez le tuteur face aux vents dominants : vous protégerez le tronc...

Notre conseil : Si vous utilisez pour les tuteurs en bois, enduisez la partie qui sera enterrée d'un produit au xylophène, pour la protection du bois ; traitez-le également sur une hauteur supplémentaire de 15 cm. Vous éviterez ainsi les risques de pourriture.

Pour les rosiers pleureurs, procédez de la même façon. La seule différence est que le tuteur du rosier pleureur — ou rosier parasol — est une sorte de parapluie métallique, spécialement conçu pour cet usage. Il vous suffit par la suite de palisser les rameaux sur l'armature pour former un rosier pleureur. vents dominants

Planter les rosiers grimpants

Au pied d'un mur, la terre est souvent pauvre, caillouteuse, infertile... Si vous souhaitez cependant y mettre des rosiers grimpants, creusez sur une quarantaine de centimètres en tous sens, et retirez le maximum de terre médiocre. Puis creusez un peu en avant du mur, sur une quinzaine de centimètres.

Plantez ensuite le rosier grimpant, en l'éloignant de 30 cm du mur, et en l'inclinant contre ce dernier. En le plantant de cette façon, les racines se développeront en direction de la bonne terre.

Attendez une semaine pour palisser les branches : à ce moment-là, la terre se sera tassée et le rosier sera « descendu » de quelques centimètres à sa place définitive.

Pour l'attacher, ne collez pas le rosier au mur, car cela compliquerait les travaux ultérieurs d'entretien, taille, palissage... Attachez les rameaux à quelques centimètres.

Plantation sur talus

La plantation des rosiers s'effectue de la même façon qu'en terrain plat. Il faut toutefois creuser des petites terrasses particulières à chaque plante, en faisant à chaque fois une bonne cuvette d'arrosage pour éviter que les eaux - du ciel et d'arrosage - ne ruissellent sans prendre le temps d'humecter les racines des rosiers.

Notre conseil : des planches ou des rondins de bois, traités au xylophène, retiennent la terre à différents niveaux.
Transplanter Rosier
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A quelle distance planter les rosiers ?

Que ce soit en massif ou en bordure, vous devez respecter un intervalle entre chaque rosier. Celui-ci varie selon les catégories de rosiers :

  • Miniatures : 20/25 cm.
  • Buissons : 30/35 cm.
  • Grands buissons, atteignant environ 80 cm /1m : 45/50 cm.
  • Rosiers arbustes : 80 cm / 1,50 m.
  • Rosiers tiges : au moins un mètre.
  • Parasols ou pleureurs : 2 m.
  • Grimpants : 2 à 3 m.

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