Quand mettre du fumier dans son jardin et comment l’utiliser ?

Le fumier a pour vocation de rendre le sol plus fertile. Il va en améliorer non seulement la structure, mais aussi la qualité. Grâce à sa haute teneur en matière organique, les sols pauvres vont ainsi être amendés. Bien utilisé, il est un véritable atout pour votre jardin et votre potager, car il se compose essentiellement de minéraux et d’oligoéléments. De plus, il favorise la formation d’une couche d’humus.

Fumier Jardin
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Les différents types de fumiers

Le fumier est à la fois composé de déjections animales, mais également de matières végétales. Ce peut être de la paille ou des déchets. Il comprend donc un mélange de matières sèches et de matières humides. Bien évidemment, les fumiers sont différents en fonction des animaux qui en sont à l'origine. Chacun a ses caractéristiques. Certes, le fumier permet d’enrichir le sol et est bon pour son équilibre, néanmoins, il est recommandé de vous assurer de l’origine de celui que vous choisissez et d’en préférer un issu d’un élevage traditionnel.

  • Le fumier de mouton est riche en potasse.
  • Le fumier de poule a tendance à être très riche en azote.
  • Le fumier de cheval, quant à lui, est bien équilibré. Certes il chauffe plus, mais pendant moins longtemps que le fumier provenant d’un animal à corne.
  • Le fumier d’ovins et de caprins permettra d’alléger une terre qui a tendance à être lourde.
  • Le fumier de bovins, à l’inverse, améliore les sols légers.

Quand mettre du fumier ?

Le moment où vous allez mettre du fumier dépend de vos objectifs et de l’utilisation que vous en avez.

  • Au potager, vous pouvez avoir recours au fumier entre octobre et mars, c’est-à-dire entre l’automne et le début de l’hiver. Il permet ainsi de renouveler les apports de votre sol.
  • Si vous avez un fumier pailleux, autrement dit la litière et les déjections encore fraîches, vous pouvez l’étaler directement sur le sol. C’est ce que vous pouvez faire à la fin de l’hiver. Veillez cependant à ne pas en mettre une couche trop épaisse. Entre les intempéries et en fonction des températures, il va pouvoir se composter en quelques semaines. Vous n’aurez ensuite qu’à l’intégrer à la terre sans la retourner.
  • Le fumier frais peut également être mis dans le compost pour faire office d’activateur biologique.
  • Au printemps, vous pouvez aussi épandre du fumier dans le potager avant de procéder au semis et aux plantations. Pour cela, il est importé de prendre du fumier bien composté, mais qui ne soit pas brûlé. Déposez-le alors en fine couche sur le sol.
  • Le fumier vous sera aussi utile au moment où vous procédez à la plantation d’arbres, de plantes ou de fleurs. Il vous suffit alors de le mettre dans les trous destinés aux plantations.
  • Comme vu précédemment, le fumier apportent des matières organiques à la terre et en conséquence, enrichit le sol. Mais pour réellement constater les changements, il est nécessaire de renouveler l’opération pendant plusieurs années de suite.
  • Le fumier permet également de remplacer les engrais. Son efficacité est comparable à ceux que vous pourriez acheter dans le commerce.

Comment utiliser le fumier ?

Le fumier est certes riche en éléments fertilisants, néanmoins, vous ne devez pas vous en servir comme d’un engrais à part entière, mais bien comme d’un amendement.

Une fois que le fumier est bien décomposé, il affiche un rendement humide important. C’est pourquoi, il est important de le laisser vieillir pour ne pas risquer de brûler vos végétaux. Pour réaliser cette maturation, il est possible de procéder de différentes façons. Ainsi, les organismes pathogènes sont détruits et le processus de décomposition des matières organiques aura eu le temps de se faire.

  • Vous pouvez entasser le fumier sur des planches durant plusieurs mois. Ainsi, les liquides vont pouvoir s’évacuer.
  • Une autre solution consiste à le mettre sur le compost avec des matières végétales, de cette façon vous obtiendrez un matériau très équilibré lorsqu'il sera composté.

Ces deux méthodes permettent de produire des fertilisants organiques à utiliser sur des végétaux, par exemple, épandu au pied des plantes, placé dans le trou d’un nouvel arbre, etc..

  • Une troisième méthode consiste à l’utiliser sur un sol qui aura été un peu travaillé au préalable. La meilleure saison pour le faire est l’automne, car cela laisse le temps au vent et au froid de détruire les pathogènes. C'est alors la faune aérobie du sol qui va permettre au sol de décomposer la matière. Une fois le fumier décomposé, il suffit de l’intégrer à la terre en griffant le sol lorsqu’arrive l’hiver. Vous pouvez aussi le laisser tel quel. Il permet au sol de profiter d’une sorte de paillage et au printemps la décomposition sera terminée.
Jardin Fumier
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Focus sur le fumier de cheval

Le fumier, d’une façon générale, est une véritable bénédiction pour les cultures. Toutefois, si vous pouvez utiliser du fumier de cheval, c’est encore mieux.

Pourquoi ?

Le fumier est extrêmement profitable aux sols, mais l’utilisation du fumier de cheval est encore plus recommandée. En effet, il est parfaitement équilibré. Il est particulièrement riche en potasse et en azote et sa teneur en paille contribue à améliorer les terres lourdes et argileuses.

  • Vous pouvez l’utiliser frais. Dans ce cas, il présente quelques inconvénients qui nécessitent de prendre quelques précautions, comme :
  • ne pas le mettre en cours de culture ;
  • patienter un mois après son installation pour s’en servir comme lit de culture. Il va ainsi doper l’activité biologique du sol.
  • Vous pouvez opter pour du fumier décomposé. Dans ce cas, il faut compter 6 mois pour son compostage. Le compostage permet au fumier de monter très haut en température et, ainsi, de se débarrasser d’éventuelles bactéries ou parasites. De la sorte, il sera plus équilibré.

Si vous achetez des sacs de fumier de cheval, celui-ci est composté et peut donc être utilisé aussitôt.

Son utilisation

Vous pouvez l’utiliser pour les plantes potagères qui en ont le plus besoin, par exemple :

  • les courges ;
  • les tomates ;
  • les solanacées telles que les poivrons, etc. ,
  • les salades ;
  • les pommes de terre.

Toutefois, évitez de planter des alliacées à un endroit qui a été enrichi avec du fumier.

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